NATANAEL // Vendredi 7 Décembre // 19h30

L’Opéra Pagaï pousse un peu plus loin son registre «jeune public» déjà exploré dans Les Excuses de Victor ou le concert rock des marionnettes de High Dolls, en imaginant une pièce sortie tout droit de l’imagination d’un enfant de 9 ans. Car oui, le texte de Natanaël a été «raconté» par Diego Sinibaldi, petit garçon à l’imagination débridée. Certes, la bande des Pagai l’a couché sur le papier, mais en prenant soin de ne ps dénaturer les rebondissements abracadrants, le vocabulaire et les expressions. Natanaël possède ainsi cette évidence des histoires qu’on s’invente avant que le monde des adultes nous rattrape et que le formatage scolaire lisse la langue. Ici la pièce s’autorise à une poésie spontanée, des mots gourmands, une fantaisie parfois plus profonde qu’il n’y parait. Et même des erreurs syntaxiques dont on se régale. Exemple : « Natanaël était un peu tout truc parce que, en fait, on dirait qu'il devient ennemi des deux côtés ! Alors il part, il s'enfuit, il s'enfuit.» Sur le petit plateau, tout se pare de la même simplicité : les effets se bricolent à vue et les comédiennes portent ce petit bonhomme aux grands yeux avec délicatesse et drôlerie.
Avec la même malice qui les anime lors de leurs grands détournements ou leur pièces in situ qui jouent de la frontière ténue entre la fiction et le documentaire, les Pagaï touchent tout aussi juste avec les enfants.
Prix ​​de vente8,00 €
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