La fabrique du Glob

Des femmes respectables

Compagnie Carna
du 18 au 22 octobre

La Compagnie Carna a cette particularité de mélanger enquêtes sociologiques et création artistique. Pour cette nouvelle pièce encore au travail, Alexandre Blondel a interrogé des femmes de milieu populaire pour qu’elles racontent leur quotidien de travailleuse, de mère et tout ce que cela implique de charge mentale, de soumission à un modèle traditionnel mais aussi de débrouille et de dignité. Quatre danseuses portent cette parole dans une pièce qui articule avec intensité corps et mots. Dans une scénographie sobre, - quatre chaises, quatre micros - ces histoires personnelles résonnent dans les gestes des interprètes mais aussi en chacun.e de nous.

Cie Carna
La Compagnie Carna aime les rencontre et le mélange des langages. Elle recourt aux arts du cirque mais aussi à la danse, au théâtre et aux nouvelles technologies. Les thématiques sociétales et des entretiens sociologiques constituent souvent la matière première de ses créations. Elle a ainsi travaillé sur Pôle Emploi, le monde du travail, ou les croyances. Créée par le chorégraphe Alexandre Blondel, la compagnie se compose d'artistes (Catherine Dubois, Christian Caro, Antoine Germa), de sociologues (Pierre-Emmanuel Sorignet, Eve Meuret Campfort) et d’ingénieurs de l’image et du son. Elle est basée à Parthenay.

Alexandre Blondel
Artiste pluridisciplinaire, son travail s’oriente vers la recherche d’un langage entre danse et acrobatie. Sa première pièce, Carna, qui donnera son nom à la compagnie, était un duo de théâtre gestuel et de cirque. Parallèlement au travail de sa compagnie, il est aussi danseur et acrobate pour des compagnies de cirque (Farid’o, Escale, Éolienne) et interprète, depuis 2012, pour la Cie de danse Adéquate.

Étape de travail le vendredi 22 octobre à 19h
au Studio du Glob.
Une résidence rémunérée OARA


 

Invasion

Collectif Crypsum
du 15 au 20 novembre
au Studio du Glob

Le collectif bordelais Crypsum peaufine sa toute dernière pièce, que nous aurons la chance d’accueillir en deuxième partie de saison.

En attendant, toute l’équipe travaille pendant dix jours sur les décors, le jeu, la musique et la vidéo de cette histoire de doux extraterrestres poilus (et poilants), venus sur terre, non en ennemis, mais en joyeux révolutionnaires, bien décidés à faire justice dans ce monde des humains pas très juste !

Adaptation du roman satirique d’anticipation de Luke Rinehart, Invasion agite une fable politique, avec l’énergie de la troupe de Crypsum, et la participation de citoyens amateurs !



Collectif Crypsum
Créé par des comédiens de l’Atelier volant du Théâtre National de Toulouse, avant de s’installer à Bordeaux en 2010, Crypsum réunit un collectif qui privilégie l’adaptation de texte littéraires contemporains qui témoignent de nos façons de vivre ensemble, aujourd’hui. Sous la forme de spectacles, banquets, lectures et autres performances, Crypsum dresse un portrait de notre temps, en s’amusant à mettre du réel dans la fiction. Ou l’inverse.

Luke Rhinehart
De son vrai nom George Powers Cockcroft, cet auteur américain né en 1932 a écrit neuf romans dont le plus connu est L’Homme-dé, (The Dice man) roman semi-autobiographique racontant l’histoire d’un homme jouant le destin de sa vie aux dés. Oeuvre culte parue en 1971, elle résonne comme un manifeste subversif, affirmant le droit à l'expression de tous les fantasmes. Invasion, paru en 2016, est son neuvième roman.


La Traversée
Visa pour la création

Compagnie Maricha
du 6 au 17 décembre à la pergola

Aicha Kaboré et Mariam Traoré, deux chorégraphes burkinabés, travaillent à leur premier duo autour des notions de résilience, de sororité et d’amitié. Ces deux femmes, passées par la formation chorégraphique Engagement féminin de la compagnie Auguste Bienvenue, que nous connaissons bien au Glob, y affirment une volonté de s’épauler, et de traverser ensemble les péripéties parfois douloureuses de l’existence. Leur danse, imprégnée de chants et d’émotions, instaure un dialogue entre les deux corps, fait de fulgurances et de temps suspendus.

Avec le soutien de l’Institut français, dans le cadre du dispositif Visas pour la création / Projet initié grâce à l’impulsion du programme «Engagement féminin» porté par la cie Auguste-Bienvenue pour encourager et soutenir l’expression artistique et féminine en Afrique

Cie Maricha
Contraction des prénoms Mariam et Aicha, la compagnie Maricha a été créé en 2018 pour porter les recherches, les créations et les formations de Mariam Traoré et Aicha Kaboré, toutes deux danseuses et chorégraphes burkinabè. Elles la pensent comme un outil de professionnalisation, de collaboration pluridisciplinaire, mais aussi comme caisse de résonance des réalités de l’Afrique subsaharienne, plus particulièrement celles des femmes.

Aicha Kaboré
Elle danse depuis 1995, se formant d’abord au hip hop puis auprès des chorégraphes burkinabé (Salia Sanou, Souleymane Porgo ou la Cie Auguste Bienvenue). Interprète pour Irène Tassembedo, Fatou Cissé ou Anudréya Ouamba, elle est sensible à la question des femmes, thématique qui irrigue son solo Les larmes de la veuve ou sa nouvelle création La Traversée.

Mariam Traoré
Née à Bamako d’un père burkinabé et d’une mère malienne, Mariam Traoré est une danseuse professionnelle formée en danse contemporaine et traditionnelle. Interprète, entre autres pour Salia Sanou, elle est aussi pédagogue sur le continent africain et européen. Au Glob, certains ont pu la voir danser en 2019 dans Les Vivants, création de la Cie Auguste Bienvenue. Musicienne, chanteuse accomplie, elle a sorti un album, Racine.

Avec le soutien de l’Institut français, dans le cadre du dispositif Visas pour la création / Projet initié grâce à l’impulsion du programme «Engagement féminin» porté par la cie Auguste-Bienvenue pour encourager et soutenir l’expression artistique et féminine en Afrique


 

Mon Éli

Compagnie Soleil Glacé
du 2 au 5 novembre et du 10 au 14 janvier Au studio du Glob
Étape de travail le 13 janvier à 16h au Glob Théâtre


La Compagnie du Soleil Glacé en est au commencement de cette pièce écrite et mise en scène par Paul Francesconi. Cela se passe sur la plage d’une île indéterminée. Après un long voyage loin des siens, un homme revient dans la nuit. C’est « l’homme qui pue ». Sur le sable, Eli, son ancienne amante, lui interdit le retour sur ses terres. Mon Eli évoque le passage entre la mort et la vie, mais aussi l’exil et le retour impossible. La première de cette pièce pour cinq acteurs - les deux personnages et un choeur dramatique- sera jouée aux Zébrures d’automne, à Limoges, en septembre 2022.

La Compagnie Soleil Glacé travaille entre Limoges et la Réunion d’où l’auteur/metteur en scène Paul Francesconi, qui la dirige, est originaire. Elle propose un théâtre poétique, un théâtre de texte, qui brouille les frontières culturelles. Sa troupe d’acteurs fidèles s’ouvre particulièrement aux territoires des Outre-mers. Elle enseigne le théâtre, l'écriture dramatique et les valeurs de l'ouverture sur le monde.
Paul Francesconi est auteur et metteur en scène de théâtre et de poésie. Après des études à SciencesPo Paris et au Laboratoire de Formation au Théâtre Physique, il écrit et met en scène ses propres spectacles avec la Cie Soleil Glacé. Ses textes sont édités chez Lansman ( Mon ami n’aime pas la pluie, Kal et Ti Jean). Il est artiste associé au Théâtre de l’Union – CDN de Limoges de 2017 à 2020 et intervient dans la formation de l'Académie de L’Union.