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Les artistes en résidence

Véritable partie immergée de l'iceberg, les résidences de création occupent une grande partie des espaces de travail du Glob.

Que ces résidences soient de recherche ou étape avant les représentations, il nous a toujours paru essentiel d'offrir aux artistes des temps de travail et d’accompagnement dans les meilleures conditions possibles pour qu’ils puissent demeurer concentrés sur le coeur de leur projet artistique.

Ainsi les équipes expérimentent, répètent, créent de nouveaux spectacles. Mais ce sont également des temps qui permettent la mise en place d’ateliers et de rencontres avec les publics.

S’ils sont pratiquement inconnus des spectateurs, nous avons eu envie de rendre visibles ces temps de travail, sachant qu’à l’heure où nous imprimons ce programme, d’autres périodes semblables sont encore en construction sur la saison. Certaines de ces résidences se termineront par une sortie publique si les artistes le désirent.

Ouvrez l’œil ! Nous vous en informerons au fil de la saison. Si vous désirez être tenus au courant, n’hésitez pas à vous inscrire à notre newsletter.

Pour assister aux sorties de résidences vous devez réserver au 05 56 69 85 13


Se faire un non
EALP

22135329 1550538018338809 1263913449263676391 oFaire apparaitre un Eden au plateau, un paradis perdu ou à venir, un autre monde possible où l’innocence et les mythes suffiraient à faire danser les filles : Eloïse Deschemin s’attelle à son premier quintet féminin, dans une rêverie malicieuse faite de ruptures, de dévoilement et de sauvagerie. On connait le penchant de la chorégraphe d’EALP, que le Glob avait accueilli l’an dernier en ouverture du FAB, pour les objets hybrides inclassables, où l’univers plastique et le decorum comptent tout autant que les mouvements au plateau, où ça danse, mais pas que.... Se faire un NON s’inscrit dans cette lignée. La résidence donnera lieu à une création à Limoges, dans le cadre de la biennale Danse Emoi.

Résidence octobre 2017


BBL

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Cie Sylex

 

Photo Pierre PLANCHENAULT 9472Bbl, comme babil, ou Babel. La compagnie Sylex s’associe au laboratoire PACEA (paléo-anthropologie) de l’Université de Bordeaux pour explorer les passerelles entre langues du monde et mouvement, entre larynx, parole et corps. Quels plaisirs, quels voyages cette gymnastique parfois complexe d’une langue à l’autre - langue maternelle, langue d’immigration, langue empêchée, langue empruntée - provoque-t-elle dans nos corps ? Expérience scientifique et sensorielle, Bbl prend la forme d’un solo pour un interprète, tout à la fois danseur et parleur.
Depuis 2010, Sylvie Balestra nourrit son travail chorégraphique d’une approche anthropologique, à l’écoute des savoirs intimes et singuliers de communautés d’individu. Avec une seule question en tête «Qu’est-ce qui nous met en mouvement ?»

Sorties résidence le jeudi 16 novembre à 16h30 et 19h30 dans le cadre du Festival FACTS 

Coproducteurs : Programme arts et sciences de l'IdEx Bordeaux / Soutiens : Laboratoire PACEA et Université de Bordeaux, CCN Pyrénées-Atlantiques Malandain Ballet – Biarritz / La compagnie est soutenue par la 
Région Nouvelle- Aquitaine.

Résidence novembre 2017


Préparer son évasion
Atelier de Mécanique Générale Contemporaine

Le spectacle, From the Jungle, créé en décembre 2016 au Glob, est une forme de point de départ. Une sorte d’épisode 1… Accueilli en résidence d’écriture (textes et musiques), Jean-Philippe Ibos entreprend dès à présent, avec la complicité de Tony Leite et Denise Laborde, de rassembler les éléments dramaturgiques de ce qui pourrait bien être le deuxième épisode de nos effarements humains face aux désordres de ce monde. Un espoir : Préparer son évasion.
Les personnages de ces récits sont discrets, presque invisibles, tant ils ont intégré le paradoxal mouvement de nos vies. Ils voudraient bouger, mais ils ne bougent pas. Ils voudraient tenter quelque chose, mais ils ne tentent rien. Jusqu’au jour où un début de plan d’évasion vient court-circuiter le train-train habituel de leurs connexions synaptiques…

« Non. Le seul moyen que je vois, ça serait de vous évader tout en restant à l’intérieur… »

Résidence novembre-décembre 2017


 

Ce que nous ferons
Cie du chien dans les dents


« Nous faisons justement ce pari, celui du devenir. »

Ce que nous ferons est la création d'un spectacle menée conjointement avec une médiation croisée « aller-retour Bordeaux-Bergerac », réalisée en lien avec le public, et où il est question de l'avenir. De la parole récoltée à la prise de parole au plateau, le récit collectif se construit sous forme de témoignages plus ou moins fantastiques. Textes, chants et corps sont alors les modes d’expression d’imaginaires multiples qui tentent de se réapproprier l’avenir.

Sortie de résidence le 8 décembre à 18h30

Résidence décembre 2017


Venus 
Cie Le cri du pied

Danseuse, improvisatrice, organisatrice du festival D’ici Danse, Lauriane Chamming’s se lance dans une troublante aventure dansée : décliner le thème éternel de Vénus en trois solos commandés à des chorégraphes aux ancrages esthétiques plutôt éloignés. A l’origine du projet, une vidéodanse de Camille Auburtin, qu’elle a voulu déplacer au plateau. Ses choix se sont portés sur trois figures importantes de sa carrière d’interprète et d’improvisatrice : Faizal Zeghoudi, chorégraphe installé à Bordeaux, qu’elle a croisé dès 1999, Christine Grimaldi, dont on connait le penchant pour les danses anciennes, et Julyen Hamilton, improvisateur anglais. Tous partant à l’assaut d’un même mont.

Résidence avril/mai 2018


Scelus
Collectif Denysiak -Texte de Solenn Denis

Entre le Glob et l’auteure-comédienne Solenn Denis, l’histoire dure depuis 2014, lorsque SStockholm, pièce aussi frappante qu’oppressante, inspirée de la capativité de Natasha Kampusch, fut sélectionnée par la Pépinière du Soleil Bleu & Glob Théâtre. Depuis, avec le collectif Denisyak elle a monté Sandre, solo pour une femme infanticide. Scelus, dont la première étape de travail a lieu au Glob théâtre, n’abandonne pas le sillon des névroses familiales, et dresse une véritable fresque autour «du crime banal de la grossesse non-désirée et camouflée, des filles-mères dépossédées d’elles-même, des mères qui prennent la place de leurs filles». Comme elle l’a déjà démontré, la langue de Solenn Denis sait ausculter les noirceurs de l’âme humaine, déranger les huis clos familiaux, peuplés de fantômes, de non-dits et de secrets étouffants.

Résidence février-mars 2018


A bout de sueurs
Cie Paupières Mobiles - Texte d'Hakim Bah

«Non non non te laisse pas faire
Si le sol te brûle les pieds c'est que tu ne cours pas assez vite
Ailleurs toi aussi tu dois aller voir
Voir loin
Voir grand
C’est là-bas que ta place est
Là-bas
Loin
Pas ici pas ici»

D’abord intitulée Mirage, et multi-lauréate de prix, A bout de sueurs est partie d’un drame: celui de deux jeunes passagers retrouvés morts de froid dans le train d’atterrissage du vol Konakry-Bruxelles. De ce fait divers Hakim Bah construit une tragédie moderne dans une langue chorale - «parole mastiquée, parole recrachée» - avec DJ. Une femme africaine fait le choix de l’exil en France et entraine sa famille dans une lente et inexorable descente aux enfers. Enfermée dans un ici trop étroit, prise par le vertige d’aller là-bas, elle incarne un drame qui se joue tous les jours aux portes de l’Europe.

Résidence mars 2018