L’empereur Claudius doit épouser Agrippine, mais il tombe amoureux d’Arrie dont il a fait tuer le père pour prendre la tête de l’Empire. Il lui demande sa main alors qu’elle complote contre lui. Amoureuse de Petus, Arrie tente alors de repousser les avances de Claudius avec diplomatie pour ne pas faire échouer ses plans de vengeance…
En juillet 1701, Marie-Anne Barbier (1664-1742) publie son premier texte, une courte Épitaphe de Mlle de Scudéry qui vient de décéder. Dès ce début apparaît le souci évident de s’inscrire dans une généalogie littéraire féminine, en nouant notamment des contacts avec des protectrices puissantes. À la recherche de mécènes et d’un réseau littéraire spécifiquement féminin, elle mène une activité mondaine intense et devient une habituée du salon de la peintre Élisabeth-Sophie Chéron. Autrice de quatre tragédies, Arrie et Petus (1702), Cornélie (1703), Tomyris (1707) et La Mort de César (1709), Marie-Anne Barbier a su étendre les frontières du genre en mettant en valeur les sentiments de ses héros. Elle a également privilégié la mise en scène de femmes fortes issues de l’histoire antique et fait preuve d’un intérêt accru pour « la gloire de [son] sexe ».
Les études récentes mettent l’accent sur l’aspect féministe de son écriture, et sur la place essentielle que tient son œuvre dans l’histoire du théâtre et dans l’esthétique post-classique.
